Au marché de poissons d’Abobo-Doumé


11 Avr. 2018

J’ai effectué un petit tour au marché de poissons d’Abobo-Doumé. Au lieu d’un panier de ménagère j’avais un petit sac dans lequel j’ai rangé mon appareil  photo. J’ai voulu ramener du bon poisson frais à tout le monde, hélas je n’en avais pas la capacité. J’ai donc décidé de sortir mon appareil photo et ramenez  quelques photos de ce marché. J’espère que ces images vous donnerons l’envie d’y faire un tour.

Le marché d’Abobo-Doumé est situé dans la commune d’Attiecoubé reliant la commune du plateau  en 20 minutes par voie navigable.  C’est un véritable marché de poissons qui voit débarquer de grands bateaux motorisés taillés en bois chargés de produits halieutiques. Ces bateaux sont pour la plupart détenus par des pécheurs ghanéens. Plusieurs vendeuses  de poissons se sont installées à proximité de ce petit port de pêche situé en bordure de la lagune ébrié

poisson frais prêt à être fumé

Akissi  vend du poisson frais. Elle le fait en collaboration avec sa sœur fumeuse de poissons « Quand un client vient acheter du poisson chez moi, je l’oriente vers  ma sœur installée de l’autre coté s’il veut fumer sa marchandise.

A quelques encablures du marché, une vingtaine de fumeuses de poissons ont bâti leur quartier général. « A l’aide de bûches de bois nous fumons tout notre poisson. C’est un travail un peu difficile parce que nous le faisons  encore avec  les méthodes traditionnelles » explique Tantie jumelle.

Il faut d’abord  nettoyer le poisson, l’enrouler et attacher certains  pour éviter qu’ils se détachent pendant la cuisson sur le grillage.

Du poisson en pleine cuisson

La facturation du poisson fumé se fait à la tête du client et en fonction des pièces de poissons. Les tarifs varient en 300 francs Cfa  pour un tas de 5 à 10 morceaux de poissons.

« Tout le monde gagnerait à venir  s’approvisionner ici. Car les prix pratiqués  sont bons et on retrouve presque toutes les variétés de poissons » conseille Henry, un jeune étudiant  devenu démarcheur d’acheteurs.

«  J’aide les acheteurs de poissons à  transporter leur bagages. Parfois je les conduis vers  les découpeurs de poissons installés à proximité des débarcadères.  Les clients  un peu pressés me confient  par moment toute  leur commande. Après avoir pris le soin de veiller à ce que leurs poissons  sont bien fumés, j’achemine la commande chez le client. Je reçois  juste un pourboire en guise de rémunération pour le service rendu ».

Le marché de poisson d’Abobo-Doumé grouille de monde aux heures d’approvisionnement. Cependant   ces vendeuses  sont confrontées au problème de  conservation.

« A défaut de véritables chambres froides, de vieux réfrigérateurs abîmés remplis de glaces  nous permette de conserver notre poisson pendant plusieurs jours.  Nous  sommes obligés d’ajouter souvent  un peu de sel sur nos produits  pour renforcer la conservation. Cela n’est  au gout d’un bon nombre  clients qui  pour des raisons de santé se privent  de sel.  C’est ne pas de notre faute,  nous n’avons le choix » se console une vendeuse

                                                                       Un tas de poissons fumés

 

 

 

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